Untitled, 2025, chromogenic print, wood and museum glass frame, 50 x 40 cm / 20″ x 16″
Exhibition view: Jeans Generation, curated by Ana Makharadze, Abigail Ogilvy Gallery, Los Angeles (US), January 10 – February 18, 2026
Exhibition view: LA Art Show, Sabbatikal, Los Angeles (US), January 7-11, 2026
Untitled, 2023, gelatin silver print on baryta paper, wood and museum glass frame, 16.5” x 15”
Untitled I-IV, 2025, transfers on concrete, approx. 25 x 22 cm

« Twenty-five angels, dust & bleach » by Ugo Casubolo Ferro at Ithaque Gallery, October 9 – November 8, 2025 par Michel Poivert

Ugo Casubolo Ferro m’est apparu dès notre première rencontre comme un personnage tout droit sorti d’un film de Pasolini. Mais, à vrai dire, j’avais déjà vu, sans le connaître, quelques-unes de ses œuvres accrochées aux murs de l’École des Beaux à Paris. J’ai sans difficulté superposé l’impression que m’a faite le personnage et celles qu’ont produites sur moi ses premières œuvres : il y avait là une sourde fougue. Nous avons beaucoup parlé de la lumière, de phénoménologie, c’est peut-être le philosophe que j’avais devant moi à cet instant, alors que me revenait en mémoire tout ce que Valérie Jouve m’avait dit de lui : sa passion du tirage, l’aide qu’il lui avait fournie lors de son exposition, j’ai appris qu’il était également proche de mon ami photographe et tireur Payram. Bref, l’étrangeté que dégageait Ugo Casubolo Ferro m’était familière.

Jusqu’à présent, son image la plus montrée est celle, en grand format et en noir et blanc, d’une jeune femme, cheveux au vent, accoudée à un arbre dans une position résignée. À son cou, un collier enfantin où des lettres se détachent pour former le mot « bitch ». Ce sens de la tragédie muette s’impose comme une évidence. Dans la matière du tirage, Ugo Casubolo Ferro use de la métaphore en acte. D’autres de ses images s’animent de personnages formant peu à peu une communauté errante, avançant vers un destin dont on devine qu’il laissera des traces.

La matière est omniprésente dans le travail d’Ugo Casubolo Ferro, on le sait habile au tirage, chantre de l’analogique peut-être, ivre de baigner ses mains dans les sels d’argent et les pigments de charbon, mais aussi, plus récemment, attiré on ne peut plus physiquement par l’art de l’empreinte sur minéral. Comme si le papier ne suffisait plus à raconter, désormais ce sont les pierres qui ont la parole. Ces « transferts sur béton » seront donc les premières briques qui formeront l’habitacle du peuple qu’il a fait naître.

Mais que nous montrent-elles ? Il s’agit de héros - je vois Saint-Georges terrassant le dragon, comme des fragments de fresques arrachés à une chapelle recouverte par les Primitifs. Et voilà la Vierge... Et soudain me reviennent à l’esprit ces passages du Decameron, lorsque Pasolini, le front ceint d’un ruban blanc, presque fou, s’est mis à jouer le rôle d’un élève de Giotto.

Ugo Casubolo Ferro vous fera peut-être, lui et ses œuvres, comme à moi, cette même impression d’être en présence de ceux qui cherchent à percer un mystère.

Michel Poivert, Art critic & Professor of art history, Université Paris I Panthéon-Sorbonne 

Untitled (Mysteria Meha Mihi), 2022, transfer on concrete, 20 x 19 cm – Elsa Lee Bruno, Los Angeles, 2025
Exhibition views: Twenty-five angels, dust & bleach, Ithaque, Paris (FR), October 9 — November 8 2025

August 17th, Angelino Heights par Carla Floccari

Tu travailles là où je porte le regard. Vers la surface photosensible qui recueille le gris d’une vache et le gris d’un arbre. Sur la surface de bétons qui accueillent par ton geste la gravure d’une main d’un autre. Dans la surface d’un négatif gratté aussi par mon désir de faire apparaître. Parce qu’elles sont des surfaces sensibles et intimes, je demande à investir tes œuvres.

De ce qui résiste à l’élan de mon œil naissent tes images.

In the Angelino Heights apartment, the works displace by deferring. There, I expand within the irregularities of the concrete and the softness of dawn. I stand within this dialogue. Something speaks to me of beauty.

Tu n’arraches pas la photographie au temps. Il n’est ni vécu ni possible puisqu’il est devant moi une grande action de lumière. L’image me résiste. C’est aussi je crois ce que la photographie à la chambre exige de moi.

Tes œuvres me parlent de la manière dont je les regarde. Les signes que je connais qui sont la forme des cheveux et la couleur des baskets je les vois regarder ce que tes bétons mettent en présence des gravures italiennes qui m’avaient fait connaître le détail et le mouvement. Je rencontre le monde pleine de la très grande foi qu’il y a à me tenir dans un lieu devenu tes images.

Carla Floccari, auteure

Exhibition views: Ugo Ferro, Elsa Lee Bruno, Los Angeles (CA), July – November 2025
Exhibition views: Situations de l’image, curated by Audrey Illouz, PhotoSaintGermain, Saint-Germain-des-Prés, Paris (FR), 2024
Exhibition views: Une totalité à laquelle il nous arrive d’avoir part, curated by Ugo Casubolo Ferro with Vincent van der Donk, Félix Taburet & Hannah Becquante, Ugo Casubolo Ferro, Beaux-Arts de Paris, 2024
Exhibition views: Comme un cheval de bataille, with Sacha Boccara, La Tour Orion, Montreuil (FR), 2023
Texte d’Anne-Laure Peressin, Catalogue des diplômés, Beaux-Arts de Paris, 2023
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Avec-le-grand-regard-de-lanimal-peut-etre-vue-dexposition-2023-copie_REDUIT-2-1400x935.jpg.
Exhibition views: Avec le grand regard de l’animal, peut-être, MFA graduation show, Beaux-Arts de Paris, June 2023
Untitled, 2022, transfers on concrete, 15 x 18 cm
Studio view: Holzwege, 2021, gelatin silver print on baryta paper, 120 x 100 cm
exhibition view: Untitled, 2020, 110 x 110 cm, silver print on baryta
Untitled, 2020, gelatin silver print on baryta paper mounted on dibond and wood frame, 114 x 114 cm